Pourquoi la Déclaration universelle a été adoptée à Paris
La Déclaration universelle des droits de l’homme a été votée à Paris, dans une salle du palais de Chaillot, le 10 décembre 1948. Le texte adopté ce jour-là par la résolution 217 A (III) comporte un préambule et trente articles, et deux d’entre eux servent ici de textes d’exercice, l’un de 455 caractères et l’autre de 350.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.
Déclaration universelle des droits de l’homme, article premier, 1948.
Pourquoi Paris ?
Parce que la troisième session de l’Assemblée générale s’y tenait. Les Nations unies n’avaient pas encore leur siège new-yorkais achevé et l’Assemblée siégeait au palais de Chaillot, ce qui explique qu’un texte de portée mondiale porte dans son histoire une adresse parisienne.
La France pesait aussi dans la rédaction. Le juriste René Cassin a participé à l’écriture du texte et a reçu le prix Nobel de la paix en 1968, vingt ans après l’adoption. La Déclaration de 1789 n’est jamais loin : l’article premier de 1948 reprend l’idée que les hommes naissent libres et égaux, et y ajoute la fraternité comme une manière d’agir plutôt que comme une devise.
Que disent les deux passages ?
Le premier réunit la fin de l’article premier et l’article 2. Après la raison et la conscience vient une énumération : aucune distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. La liste est longue parce qu’elle est faite pour ne pas laisser de porte ouverte.
Le second est l’article 26, sur l’éducation. Il tient en quatre phrases courtes : toute personne a droit à l’éducation, l’éducation doit être gratuite au moins pour l’enseignement élémentaire, l’enseignement élémentaire est obligatoire, et l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité en fonction du mérite.
Ce qui échappe à la première lecture
L’article 26 n’invente pas l’école obligatoire, il la généralise. La France l’appliquait déjà depuis la loi du 28 mars 1882, celle que Jules Ferry commente dans sa lettre aux instituteurs. Ce qui change en 1948, c’est que l’obligation cesse d’être une politique nationale pour devenir un droit reconnu à toute personne.
Le second détail est grammatical. L’article premier passe du constat au devoir en une seule phrase : les hommes sont doués de raison et de conscience, donc ils doivent agir dans un esprit de fraternité. Le texte ne dit pas que la fraternité existe, il dit qu’elle est due.
Ce que vous travaillez en tapant ces passages
Deux profils opposés. Le passage des articles 1 et 2 compte 455 caractères pour 75 mots et 3,1 signes de ponctuation pour 100 caractères, presque tous des virgules d’énumération. La main y répète le même geste une dizaine de fois, ce qui en fait un bon exercice de régularité plutôt que de vitesse.
L’article 26 travaille les accents. Avec 6,9 caractères accentués pour 100, c’est le texte le plus accentué de notre bibliothèque française, parce que le mot enseignement et le mot éducation reviennent à chaque phrase, accompagnés d’élémentaire, généralisé, supérieures et égalité. Le mot moyen y atteint 6,0 caractères, contre 4,9 dans l’autre passage.
Il contient aussi un point-virgule, signe que peu de gens tapent une fois par mois. Les combinaisons de touches pour les majuscules accentuées, utiles dès qu’un titre s’en mêle, sont réunies dans notre texte sur les majuscules accentuées.
| Fait | Détail |
|---|---|
| Auteur | Assemblée générale des Nations unies |
| Date | Adoptée le 10 décembre 1948, résolution 217 A (III) |
| Forme | Déclaration, un préambule et trente articles |
| Édition source | Wikisource et le site des Nations unies |
| Caractères | 455 et 350 dans les deux passages |
| Niveau | facile et difficile |
| Travaille | virgules d’énumération, accents, point-virgule |
FAQ
Quand la Déclaration a-t-elle été adoptée ?
Le 10 décembre 1948, par la résolution 217 A (III) de l’Assemblée générale, réunie au palais de Chaillot à Paris.
Combien d’articles compte-t-elle ?
Trente, précédés d’un préambule. Les deux passages proposés ici viennent des articles 1 et 2 et de l’article 26.
Quel a été le rôle de René Cassin ?
Ce juriste français a participé à la rédaction du texte. Il a reçu le prix Nobel de la paix en 1968.
Ces passages sont-ils difficiles à taper ?
Le premier est classé facile, le second difficile. L’article 26 concentre les accents et les mots longs, l’article 2 aligne les virgules.
Peut-on utiliser ce texte librement ?
Oui. C’est un document officiel des Nations unies, publié comme tel, et notre version suit le texte français de référence.
Tapez-la, puis remontez le fil
Les deux passages attendent dans la bibliothèque : les articles 1 et 2 et le droit à l’éducation, avec date et source sur la page. Deux textes plus anciens tiennent le même fil. L’article premier de la Déclaration de 1789 compte 493 caractères. La lettre de Jules Ferry sur la loi de 1882 en compte 362 et parle déjà d’école obligatoire.
Sources vérifiées le 16 août 2026 : le texte français sur le site des Nations unies et la Charte internationale des droits de l’homme sur Wikisource/D%C3%A9claration_universelle_des_Droits_de_l%E2%80%99Homme).