Certificat de dactylographie, ce que vaut vraiment le document
Un certificat de dactylographie n'est pas un diplôme: c'est un document privé qui affirme, par exemple, qu'une personne a tapé un texte à 45 MPM un jour donné, dans des conditions que le document décrit rarement. Sa valeur dépend entièrement de ces conditions, et un recruteur attentif regarde d'abord ce qu'elles étaient.
Un score mesuré et une attestation ne sont pas la même chose
Un score est une mesure: un texte, une durée, une disposition de clavier, un compteur. Une attestation est une affirmation à propos de cette mesure, rédigée par celui qui l'a produite. Entre les deux se glissent toutes les questions qui font varier le chiffre, à commencer par le score brut ou net, détaillé dans l'article sur les mots par minute.
Le même écart existe dans l'autre sens. Une personne qui tape 45 MPM avec une justesse de 99 pour cent produit des documents propres, avec ou sans papier à l'appui. Le papier ne fabrique aucune compétence, il en résume une, plus ou moins fidèlement.
Ce qu'un recruteur en fait
Dans la plupart des recrutements où la frappe compte réellement, l'employeur organise sa propre épreuve, sur son matériel et sur ses documents. Le certificat sert alors de signal d'intérêt, pas de preuve, et il n'évite pas le test sur place.
Trois cas se distinguent nettement.
- Un concours ou une sélection administrative: c'est le règlement de l'épreuve qui fixe tout, comme le décrit la dactylographie aux concours. Une attestation extérieure n'y remplace rien.
- Une agence de placement ou un centre de saisie: le test interne est la règle, souvent sur un logiciel maison et avec des formulaires à champs.
- Une candidature spontanée: une ligne dans le curriculum, avec l'unité, la durée et la justesse, transmet la même information qu'un fichier joint, en se lisant plus vite.
Les mentions qui rendent un document lisible
Une attestation utile porte des informations vérifiables, et il n'en faut pas beaucoup.
- La date de la mesure, parce qu'une vitesse évolue dans les deux sens.
- La durée du test, une minute et cinq minutes ne mesurant pas la même chose.
- L'unité employée, MPM ou frappes par heure, et le calcul retenu, brut ou net.
- La justesse en pourcentage, sans laquelle la vitesse ne veut rien dire.
- La nature du texte et la disposition de clavier, AZERTY ou autre.
- La façon dont l'identité a été vérifiée, et par qui.
Aucune de ces lignes ne coûte d'argent à produire. Un document qui les omet toutes tout en affichant un cachet impressionnant informe surtout sur son émetteur.
Les pages payantes, et ce qu'il faut regarder avant
Le schéma est connu: le test est gratuit, l'attestation en fichier téléchargeable est payante, et le prix apparaît une fois le score obtenu, au moment où l'on tient à le garder. Quelques réflexes suffisent.
Regardez si la personne à qui vous destinez ce document l'a demandé. Une question posée avant le paiement règle la plupart des cas, et la réponse est souvent que l'employeur fera son propre test. Vérifiez ensuite ce qui est facturé, un fichier unique ou un abonnement reconductible, et par quel moyen il se résilie.
Une distinction mérite d'être connue. Certaines certifications bureautiques sont inscrites dans des répertoires publics et peuvent entrer dans un dossier de formation professionnelle, avec un examen encadré et un centre agréé. Une attestation de vitesse produite automatiquement par un site n'appartient pas à cette catégorie, même quand la mise en page ressemble à celle d'un diplôme. Si le sujet est le financement d'une formation, la question se pose auprès d'un organisme, pas auprès d'un compteur en ligne.
Ce que notre site fait, et ce qu'il ne fait pas
Keys&Type mesure et affiche votre résultat, avec la durée, la justesse et le texte utilisé. Le site ne délivre aucun certificat, aucune attestation et aucun fichier signé, et ne prévoit pas d'en délivrer: nous ne vérifions pas votre identité, donc un document de notre part n'aurait aucune valeur pour un tiers.
Ce qui reste utile est simple à obtenir. Un même texte, une même durée, quelques mesures espacées dans le temps sur le test de frappe, et vous savez où vous en êtes avec une précision suffisante pour l'écrire dans un curriculum. Si une touche fautive vient brouiller le résultat, le test du clavier le dit en quelques secondes.
Le sujet appelle une fable. Dans L'Homme et son image, publiée par Jean de La Fontaine en 1668, un homme très content de lui accuse tous les miroirs d'être faux: soixante-quinze mots, des vers de longueur inégale, et un rapport au reflet flatteur qui n'a pas vieilli d'un jour.