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Contes et fables

L’Homme et son image

Jean de La Fontaine publié en 1668 449 caractères facile

Un homme qui s’aimait sans avoir de rivaux Passait dans son esprit pour le plus beau du monde : Il accusait toujours les miroirs d’être faux, Vivant plus que content dans une erreur profonde. Afin de le guérir, le sort officieux Présentait partout à ses yeux Les conseillers muets dont se servent nos dames : Miroirs dans les logis, miroirs chez les marchands, Miroirs aux poches des galands, Miroirs aux ceintures des femmes. Que fait notre Narcisse ?

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À propos de ce texte

L’Homme et son image est la onzième fable du premier livre des Fables, publié en 1668. La Fontaine l’a dédiée au duc de La Rochefoucauld, auteur des Maximes, ce qui explique le ton moraliste du poème. La fable joue sur la figure de Narcisse, nommée à la fin du passage. Le premier livre est disponible sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteOnze vers présentent un homme qui s’aime sans rival, accuse les glaces de mentir et que le sort poursuit d’images de lui-même partout où il va. L’extrait se coupe sur une question de quatre mots qui appelle la suite. Les vers alternent les longueurs et la dernière partie énumère les endroits où l’on rencontre ces objets, logis, marchands, poches, ceintures. Quatre cent quarante-neuf signes sur onze lignes, dont plusieurs très brèves, et soixante-quinze mots répartis en trois phrases seulement. Le dernier mot est un nom propre, le seul du morceau, et il arrive dans la question qui interrompt tout.

Ce qui passe inaperçuLe mot galands est imprimé avec un d, forme ancienne de ce que l’on écrit aujourd’hui avec un t. Il rime avec marchands, placé à la fin de la ligne précédente, si bien que les deux graphies se répondent d’un vers à l’autre. Source

Ce qu’il travailleTrois lettres accentuées seulement sur quatre cent quarante-neuf signes, deux é et un à, plus un ê dans d’être : pour du français, c’est presque rien, et la main reste sur les rangées de base. La difficulté est ailleurs, dans les douze capitales, dont onze ouvrent un vers sans qu’aucun point ne les précède : le retour à la ligne devient le signal, et non la ponctuation. Deux fois le deux-points et une fois le point d’interrogation sont soudés au mot précédent, sans l’espace des imprimés français. Deux apostrophes droites, cinq virgules. La deuxième phrase couvre à elle seule six vers, la troisième n’en occupe qu’un. Huit mots portent une lettre doublée, du premier vers au dernier.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Personnages portant des ballots au bord d’un fleuve, barques sur l’eau et château sur la colline, Paysage avec des marchands, Claude Lorrain, 1630.
Wikimedia Commons
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Statut du domaine public : publié en 1668, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

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