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Poésie

La Bonne Chanson, l’air est vif

Paul Verlaine publié en 1870 300 caractères facile

L’on sort sans autre but que de sortir ; on suit, Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes, Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes. L’air est vif. Par moments un oiseau vole avec Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec, Et son reflet dans l’eau survit à son passage. C’est tout.

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À propos de ce texte

La Bonne Chanson a été composée en 1869 et 1870, dans une langue volontairement simple. Verlaine y coupe souvent la phrase à l’intérieur du vers, procédé qu’il développera dans Romances sans paroles. Le tirage de 1870 est resté bloqué par le siège de Paris et n’a été mis en vente qu’ensuite. Le recueil se lit aujourd’hui dans les Œuvres complètes numérisées par la Bibliothèque nationale de France. Le volume est disponible sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteSept lignes qui décrivent une promenade sans but. La copie s’arrête sur un vers très bref, C’est tout, qui contraste avec les six lignes de plus de quarante caractères le précédant. Le point ne tombe pas toujours en fin de vers, il coupe la quatrième ligne en deux juste après le mot vif, ce qui oblige à relancer une phrase au milieu de la mesure. Trois lignes sur sept commencent par un mot élidé, si bien que l’apostrophe arrive presque aussitôt après la capitale. La transcription emploie l’apostrophe droite et colle le point-virgule au mot, sans l’espace de la composition française soignée.

Ce qui passe inaperçuLe mot le plus long du fragment ne compte que sept lettres. Aucun terme ne dépasse cette taille sur trois cents caractères, si bien que le vocabulaire reste court d’un bout à l’autre du passage. Source

Ce qu’il travailleDeux accents dans tout le passage, un è et un à, tous deux sur des touches que la disposition française donne sans rien maintenir. Aucun circonflexe, aucun tréma, aucune cédille. La difficulté s’est déplacée vers la longueur des lignes, plus de quarante signes en moyenne, et vers les quatre points qui, eux, exigent la touche Majuscule sur ce clavier, alors que l’unique point-virgule s’obtient à nu. Quatre apostrophes droites, toujours en tête de mot, après une capitale ou un article. Trois virgules seulement pour cinquante-huit mots, ce qui laisse chaque vers filer d’un trait sans point d’appui interne. Six lignes dépassent quarante-cinq signes et la septième en compte onze, écart qui casse net la cadence installée.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Vignette du texte La Bonne Chanson, l’air est vif de Paul Verlaine, 1870
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Statut du domaine public : publié en 1870, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

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