Aller au contenu
Menu

Poésie

D’un vanneur de blé aux vents

Joachim du Bellay publié en 1558 405 caractères difficile

À vous, troupe légère, Qui d’aile passagère Par le monde volez, Et d’un sifflant murmure L’ombrageuse verdure Doucement ébranlez, J’offre ces violettes, Ces lys et ces fleurettes, Et ces roses ici, Ces vermeillettes roses Tout fraîchement écloses, Et ces œillets aussi. De votre douce haleine Éventez cette plaine, Éventez ce séjour, Ce pendant que j’ahanne À mon blé que je vanne À la chaleur du jour !

Ou commencez simplement à taper.

Votre record
Série de jours
Temps écoulé
0
Mots par minute
0
Précision
100%

À propos de ce texte

Ce poème figure dans les Divers Jeux rustiques, recueil publié par Du Bellay en 1558 après son retour de Rome. Le poème imite une pièce latine d’Andrea Navagero, que Du Bellay transpose en trois sizains d’hexasyllabes. Le vanneur séparait le grain de la paille en le lançant au vent, geste que le texte décrit exactement. La pièce est citée ici d’après une étude de la Revue des Deux Mondes de 1840, qui en modernise la graphie. Wikisource propose la page complète.

D’où vient ce texteDix-huit vers courts répartis en trois strophes de six lignes composent une offrande adressée aux vents, fleurs contre fraîcheur. Le rythme bref oblige à revenir très souvent à la ligne, presque un vers toutes les vingt lettres. Le texte suivi est celui de la page de Wikisource, qui modernise la graphie mais garde l’apostrophe courbe et la ligature du mot œillets. Les majuscules de début de vers y portent parfois un accent, particularité que les impressions anciennes laissaient volontiers tomber.

Ce qui passe inaperçuCinq majuscules du poème portent un accent, trois À en tête de vers et deux É du verbe Éventez, répété au début de deux vers voisins. Les autres capitales du texte sont des lettres simples. Source

Ce qu’il travailleVoilà le fragment qui met en défaut la disposition française. Le à et le é occupent la rangée des chiffres, et la touche Majuscule y donne un zéro et un deux, jamais la capitale accentuée. Les cinq majuscules accentuées de ce poème obligent donc à passer par le verrouillage majuscule ou par la touche morte, cinq détours pour cinq lettres. À cela s’ajoutent les capitales qui ouvrent les dix-huit vers, autant de retours à la ligne et la ligature du mot œillets, absente de la rangée des lettres. La lettre z sort quatre fois, et sur AZERTY elle occupe la place que d’autres claviers réservent au w. Soixante-sept mots, dix virgules, un point unique à la fin de la deuxième strophe et une exclamation finale, si bien que la phrase court sur presque tout le poème. Le mot vermeillettes aligne treize lettres.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Wikisource

Homme d’âge mûr en toque et robe noires, de trois quarts sur un fond bleu uni, Guillaume Budé, Jean Clouet, 1536.
Wikimedia Commons
Publicité

Statut du domaine public : publié en 1558, il y a plus de 125 ans. domaine public, Wikisource

Publicité

Autres textes de cette catégorie