Aller au contenu
Menu

Poésie

Ce que disent les hirondelles, l’automne

Théophile Gautier publié en 1852 384 caractères moyen

Déjà plus d’une feuille sèche Parsème les gazons jaunis ; Soir et matin, la brise est fraîche : Hélas ! les beaux jours sont finis ! On voit s’ouvrir les fleurs que garde Le jardin, pour dernier trésor : Le dahlia met sa cocarde, Et le souci sa toque d’or. La pluie au bassin fait des bulles ; Les hirondelles sur le toit Tiennent des conciliabules : Voici l’hiver, voici le froid !

Ou commencez simplement à taper.

Votre record
Série de jours
Temps écoulé
0
Mots par minute
0
Précision
100%

À propos de ce texte

Émaux et Camées paraît en 1852 avec dix-huit pièces, puis grossit d’édition en édition jusqu’à quarante-sept en 1872. Gautier y travaille de petits formats, presque tous en octosyllabes, comme des objets ciselés. Cette pièce porte le sous-titre Chanson d’automne et se construit sur les voix des hirondelles. Le dahlia et le souci nommés au début fleurissent en effet jusqu’aux premières gelées. Wikisource donne le poème entier.

D’où vient ce texteTrois strophes qui descendent du jardin jusqu’au toit, séparées chacune par une ligne blanche. Les feuilles jaunissent, les dernières fleurs s’ouvrent, puis les oiseaux se rassemblent au-dessus de la maison. Le mot Hélas ouvre le quatrième vers et se détache de son point d’exclamation par une espace, comme le veut la composition française. La dernière ligne répète le même mot à deux reprises, voici l’hiver puis voici le froid, séparés par une simple virgule. Le mot le plus long du fragment, conciliabules, désigne des réunions tenues à voix basse.

Ce qui passe inaperçuLes trois deux-points du passage se posent tous en fin de vers, jamais à l’intérieur d’une ligne. Chacun annonce ce qui suit, une plainte, un trésor de jardin, puis le conseil tenu sur les tuiles. Source

Ce qu’il travailleNeuf signes de ponctuation forte pour douze lignes, voilà le vrai travail de ce fragment. Sur la disposition française, le point-virgule, le deux-points et le point d’exclamation se frappent sans maintenir la touche Majuscule, alors que le point, lui, l’exige. Comme le passage compte huit signes du premier groupe et un seul point, le petit doigt gauche reste au repos presque tout du long. Six voyelles accentuées se prennent sur une touche à elles, trois aigus, deux graves et le à de Déjà, pendant que le î de fraîche passe par le circonflexe posé avant la lettre. Les quatre apostrophes sont toutes internes au mot. Treize lettres pour le mot le plus long, contre quatre et demie en moyenne. Aucune parole rapportée, donc rien à encadrer.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Wikisource

Homme au chapeau sombre, veste claire et foulard roux, tourné vers le spectateur, autoportrait, Jean-Baptiste Camille Corot, 1835.
Wikimedia Commons
Publicité

Statut du domaine public : publié en 1852, il y a plus de 125 ans. domaine public, Wikisource

Publicité

Autres textes de cette catégorie