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Contes et fables

Les Petites Filles modèles, Camille et Madeleine

Comtesse de Ségur publié en 1857 484 caractères moyen

Mme de Fleurville était la mère de deux petites filles, bonnes, gentilles, aimables, et qui avaient l’une pour l’autre le plus tendre attachement. On voit souvent des frères et des sœurs se quereller, se contredire et venir se plaindre à leurs parents après s’être disputés de manière qu’il soit impossible de démêler de quel côté vient le premier tort. Jamais on n’entendait une discussion entre Camille et Madeleine. Tantôt l’une, tantôt l’autre cédait au désir exprimé par sa sœur.

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À propos de ce texte

Les Petites Filles modèles a paru en 1857 chez Hachette, dans la Bibliothèque rose créée pour les enfants. La comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine à Saint-Pétersbourg, a publié son premier livre passé la cinquantaine, en 1857. Camille et Madeleine sont inspirées des petites-filles de la comtesse de Ségur, à qui elle racontait ces histoires. L’édition Hachette de 1918 est reproduite sur Wikisource.

D’où vient ce textePremier chapitre, premier paragraphe : le livre s’ouvre exactement là. Le lecteur reçoit d’abord la mère, désignée par l’abréviation de son titre, puis les deux filles et leur entente, enfin une remarque générale sur les frères et sœurs qui se querellent et courent se plaindre. L’exercice reproduit l’édition Hachette de 1918, illustrée par Bertall, où ce début occupe les pages 3 et 4. Rien n’y est modernisé : dans cette édition l’abréviation reste sans point final, l’apostrophe garde sa courbe et la ligature est imprimée telle quelle. Des trois, l’apostrophe est la seule que le clavier redresse.

Ce qui passe inaperçuDans la suite du chapitre, Camille a huit ans et Madeleine sept, mais la copie s’arrête avant. Le même chapitre ajoute que la cadette préférait à tout ce tapage les soins qu’elle donnait à sa poupée. Source

Ce qu’il travailleLa ligature est le piège : le œ de sœurs et de sœur ne figure sur aucune touche de la disposition AZERTY courante, il faut donc le composer autrement, et il revient deux fois. Le reste de l’accentuation est dense sans être difficile, dix-neuf signes pour quatre cent quatre-vingt-quatre caractères, presque un sur vingt, répartis sur six formes. Les trois ô de tantôt, tantôt et côté demandent la touche morte, tandis que les sept é et les quatre è sortent d’une frappe unique sur la rangée du haut. Sept apostrophes, six virgules, quatre phrases : la ponctuation reste simple et c’est l’accentuation qui occupe les doigts. Trois majuscules arrivent en cours de phrase, sur Fleurville, Camille et Madeleine.

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Le texte entier se lit à la source : Wikisource

Vignette du texte Les Petites Filles modèles, Camille et Madeleine de Comtesse de Ségur, 1857
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Statut du domaine public : publié en 1857, il y a plus de 125 ans. domaine public, Wikisource

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