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Contes et fables

Cendrillon, l’invitation au bal

Charles Perrault publié en 1697 465 caractères facile

Il arriva que le fils du roi donna un bal et qu’il en pria toutes les personnes de qualité. Nos deux demoiselles en furent aussi priées, car elles faisaient grande figure dans le pays. Les voilà bien aises et bien occupées à choisir les habits et les coiffures qui leur siéraient le mieux. Nouvelle peine pour Cendrillon, car c’était elle qui repassait le linge de ses sœurs et qui godronnait leurs manchettes. On ne parlait que de la manière dont on s’habillerait.

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À propos de ce texte

Cendrillon a paru en 1697 dans les Histoires ou contes du temps passé de Charles Perrault. La pantoufle de verre est propre à la version française, alors que d’autres traditions parlent d’un chausson d’or. L’édition utilisée ici est celle du chanoine Féron, publiée par Casterman en 1902 avec des gravures d’après Gustave Doré. Le texte est disponible sur Wikisource.

D’où vient ce texteLe bal est annoncé et le conte bascule : le fils du roi invite les personnes de qualité, les deux demoiselles se préparent et choisissent habits et coiffures, tandis que la cadette reste au linge et aux manchettes. Cinq phrases, quatre-vingt-deux mots, une prose qui avance par juxtaposition plutôt que par subordination. Rien n’est dit au discours direct, aucun personnage ne parle. La version suivie date de 1902 et sa ponctuation est d’une légèreté surprenante : deux virgules pour l’ensemble du passage. Aucun personnage n’est nommé : il n’y a que la cadette, des demoiselles et un fils de roi.

Ce qui passe inaperçuSur quatre cent soixante-cinq signes, une seule lettre sort de l’alphabet ordinaire, celle qui soude un o et un e dans le mot sœurs. Ni circonflexe ni tréma nulle part ailleurs : cette ligature est le seul caractère du fragment qu’aucune touche du clavier français ne produit. Source

Ce qu’il travailleCinq phrases et deux virgules : la ponctuation ne fournit presque aucun repère, et il faut tenir des phrases de seize mots en moyenne sans point d’appui intermédiaire. Le récit fait alterner deux temps du passé que l’on n’entend plus à l’oral, le passé simple d’arriva, donna, pria, furent, et l’imparfait de faisaient, repassait, godronnait, parlait. Les terminaisons se ressemblent assez pour qu’on les intervertisse en copiant vite. Huit lettres accentuées se prennent d’un seul appui, cinq é, deux à, un è. Trois apostrophes seulement, dont celle du mot le plus long, treize lettres, qui est aussi le dernier mot du passage.

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Le texte entier se lit à la source : Wikisource

Vignette du texte Cendrillon, l’invitation au bal de Charles Perrault, 1697
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Statut du domaine public : publié en 1697, il y a plus de 125 ans. domaine public, Wikisource

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