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Contes et fables

Le Renard et la Cigogne

Jean de La Fontaine publié en 1668 491 caractères facile

Compère le renard se mit un jour en frais, Et retint à dîner commère la cigogne. Le régal fut petit et sans beaucoup d’apprêts : Le galand, pour toute besogne, Avait un brouet clair : il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La cigogne au long bec n’en put attraper miette, Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de là, la cigogne le prie. « Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis, Je ne fais point cérémonie.

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À propos de ce texte

Le Renard et la Cigogne est la dix-huitième fable du premier livre, paru en 1668. La Fontaine y utilise des mots de la table du dix-septième siècle, comme brouet, qui désignait un bouillon léger. La fable se lit comme une leçon de réciprocité. Le texte est accessible sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteDouze vers racontent le premier des deux repas : le renard invite la cigogne, sert un brouet clair sur une assiette, et lape le tout pendant que le long bec n’attrape rien. La cigogne invite à son tour, et l’extrait s’interrompt sur les premiers mots de la réponse du renard, qui se dit sans cérémonie avec ses amis. Quatre cent quatre-vingt-onze signes, quatre-vingt-onze mots sur douze lignes, cinq phrases, et une alternance de vers longs et de vers courts qui change le rythme toutes les deux lignes. La cigogne, elle, ne dit rien : tout le morceau est vu du côté du renard.

Ce qui passe inaperçuLa ligne qui commence par A quelque temps de là porte un A initial sans accent grave, alors que le mot là, trois mots plus loin, porte le sien. La saisie conserve cette inégalité sans harmoniser les deux formes. Source

Ce qu’il travailleLes trois accents composés du passage portent le même circonflexe sur trois voyelles différentes, dans dîner, dans apprêts et dans drôle, ce qui oblige à changer de combinaison chaque fois au lieu de répéter un geste acquis. Huit autres lettres accentuées, quatre é, deux è et deux à, se prennent d’une touche. Trois fois le deux-points est soudé au mot précédent, sans espace devant. Neuf virgules découpent des vers déjà longs, et le guillemet ouvrant de la dernière réplique est collé à la capitale qui suit. Douze capitales, deux apostrophes droites, et quatre lettres par mot en moyenne : la vitesse vient vite, et les accents composés n’en sont que plus traîtres. Près de la moitié des mots tiennent en trois lettres ou moins, ce qui accélère encore une frappe déjà rapide.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Vignette du texte Le Renard et la Cigogne de Jean de La Fontaine, 1668
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Statut du domaine public : publié en 1668, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

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