Aller au contenu
Menu

Prose

Lettres de mon moulin, le locataire silencieux

Alphonse Daudet publié en 1869 415 caractères moyen

Il m’a regardé un moment avec son oeil rond ; puis, tout effaré de ne pas me reconnaître, il s’est mis à faire : « Hou ! hou ! » et à secouer péniblement ses ailes grises de poussière ;--ces diables de penseurs ! ça ne se brosse jamais... N’importe ! tel qu’il est, avec ses yeux clignotants et sa mine renfrognée, ce locataire silencieux me plaît encore mieux qu’un autre, et je me suis empressé de lui renouveler son bail.

Ou commencez simplement à taper.

Votre record
Série de jours
Temps écoulé
0
Mots par minute
0
Précision
100%

À propos de ce texte

Daudet appelle le hibou son locataire et le laisse en place, détail qui ouvre le recueil sur une note d’humour. La chouette et le hibou étaient alors des habitants ordinaires des bâtiments abandonnés en Provence. L’auteur n’a jamais possédé de moulin : il logeait au château de Montauban, à Fontvieille. Le recueil rassemble des textes courts, presque tous publiés d’abord en journal. Project Gutenberg en donne le texte complet.

D’où vient ce texteLe nouveau propriétaire découvre qu’il partage les lieux avec un oiseau installé depuis longtemps, et décide de ne rien changer. Cinq phrases, dont deux très longues, mêlent la description de l’animal et le raisonnement du narrateur. La transcription retenue garde ici deux traces d’impression ancienne, le mot « œil » écrit en deux lettres séparées plutôt qu’avec la ligature, et une rupture marquée par deux traits d’union accolés. Le cri du hibou est enfermé dans des guillemets, exclamations comprises.

Ce qui passe inaperçuAprès le mot poussière, la transcription pose un point-virgule puis deux traits d’union collés l’un à l’autre. C’est ainsi que les transcriptions dactylographiées rendent le tiret cadratin des imprimeurs, faute de la touche correspondante. Source

Ce qu’il travailleQuatre points d’exclamation, deux points-virgules, un deux-points et une paire de guillemets pour soixante-douze mots, autant dire un fragment où la ponctuation pèse presque autant que le vocabulaire. Sur la disposition française, exclamation, deux-points et point-virgule partent d’une frappe unique, et seul le point réclame la touche Majuscule, si bien que la suite point-virgule puis double trait d’union enchaîne trois gestes voisins en trois caractères. Cinq apostrophes internes ponctuent les mots courts. Deux circonflexes seulement, tous deux sur un i, dans reconnaître et dans plaît. Le mot « œil » se tape en deux lettres, sans ligature. Cinq phrases seulement, mais deux périodes très longues portent presque tout le passage à elles seules.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Trois paysannes courbées ramassent des épis dans un champ moissonné, meules et charrette au fond, Des glaneuses, Jean-François Millet, 1857.
Wikimedia Commons
Publicité

Statut du domaine public : publié en 1869, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

Publicité

Autres textes de cette catégorie