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Prose

La Maison de Claudine, les hirondelles

Colette publié en 1922 479 caractères moyen

Les deux nôtres vivaient perchées sur l’épaule, sur la tête, nichées dans la corbeille à ouvrage, courant sous la table comme des poules et piquant du bec le chien interloqué, piaillant au nez du chat qui perdait contenance... Elles venaient à l’école au fond de ma poche, et retournaient à la maison par les airs. Quand la faux luisante de leurs ailes grandit et s’affûta, elles disparurent à toute heure dans le haut du ciel printanier, mais un seul appel aigu : « Petî-î-î-tes » !

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À propos de ce texte

Colette a grandi entourée de bêtes recueillies, chiens, chats et oiseaux tombés du nid. Ce passage raconte l’histoire de deux hirondelles élevées à la main après une couvée d’octobre jetée par le vent. L’autrice a écrit toute sa vie sur les animaux, notamment dans Dialogues de bêtes en 1904. Elle est entrée à l’Académie Goncourt en 1945 et en a pris la présidence en 1949, première femme à occuper ce fauteuil. Le recueil se lit sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteDeux hirondelles élevées à la main vivent dans la maison, sur une épaule ou sous une table, puis un jour prennent de la hauteur et ne redescendent plus. Trois phrases racontent cette suite, la dernière s’achevant sur le cri lancé depuis le ciel. Le texte est repris de la transcription de Project Gutenberg, qui note l’appel entre guillemets et place le point d’exclamation après le guillemet fermant, non à l’intérieur. La graphie du cri, avec ses accents répétés et ses traits d’union, est celle de l’édition et ne doit pas être régularisée.

Ce qui passe inaperçuLe cri final s’écrit Petî-î-î-tes. L’accent circonflexe y revient trois fois, séparé par des traits d’union, pour rendre une voyelle tenue en l’air plutôt qu’une syllabe frappée une seule fois. Source

Ce qu’il travailleQuinze signes accentués sur trois cent soixante-quinze lettres, mais la répartition compte plus que le total. Six d’entre eux passent par la touche morte du circonflexe, et trois se suivent dans le seul mot du cri, ce qui impose six frappes pour trois voyelles au même endroit. Les traits d’union du même mot obligent la main droite à quitter la rangée des lettres entre chaque accent. Le point d’exclamation arrive après le guillemet fermant, une place que l’œil anticipe mal. La lettre a paraît trente-neuf fois, et sur AZERTY elle occupe le coin haut gauche, sous l’auriculaire, là où une autre disposition met le q. Trois phrases de vingt-sept mots obligent par ailleurs à tenir la ligne longtemps, et les sept virgules restent les seuls appuis avant le point.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Terrasse fleurie au bord de la mer avec deux drapeaux, un couple à la balustrade et des voiliers, Jardin à Sainte-Adresse, Claude Monet, 1866.
Wikimedia Commons
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Statut du domaine public : l’auteur est mort en 1954, la protection a expiré. domaine public, Project Gutenberg

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