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Prose

La Maison de Claudine, les deux jardins

Colette publié en 1922 368 caractères difficile

Le Jardin-du-Haut commandait un Jardin-du-Bas, potager resserré et chaud, consacré à l’aubergine et au piment, où l’odeur du feuillage de la tomate se mêlait, en juillet, au parfum de l’abricot mûri sur espaliers. Dans le Jardin-du-Haut, deux sapins jumeaux, un noyer dont l’ombre intolérante tuait les fleurs, des roses, des gazons négligés, une tonnelle disloquée...

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À propos de ce texte

La Maison de Claudine paraît en 1922 et rassemble des souvenirs d’enfance à Saint-Sauveur-en-Puisaye, dans l’Yonne. Malgré son titre, le livre ne prolonge pas les romans de Claudine et se lit comme une suite de tableaux. La maison familiale existe toujours et se visite depuis 2016. Colette y décrit surtout sa mère, appelée Sido, et le jardin en deux parties. Le texte est disponible sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteLe morceau décrit un lieu et rien d’autre, sans personnage ni action, sur deux phrases qui totalisent cinquante-cinq mots. Le potager du bas et le jardin du haut sont traités comme deux territoires distincts, avec leurs cultures et leurs odeurs propres. Le texte suivi est celui de l’édition mise en ligne, dans une transcription qui laisse la seconde phrase se terminer sur des points de suspension au lieu d’un point. Colette y écrit les deux jardins en noms propres, ce qui multiplie les capitales à l’intérieur de la phrase.

Ce qui passe inaperçuColette écrit Jardin-du-Haut et Jardin-du-Bas avec majuscules et traits d’union, comme des lieux-dits portés sur une carte. Le premier des deux revient deux fois dans un passage qui ne compte que deux phrases. Source

Ce qu’il travailleSix traits d’union pour cinquante-cinq mots, presque tous concentrés dans les deux noms de jardins, et six capitales qui arrivent en pleine phrase au lieu d’un début. La combinaison est exigeante parce qu’elle enchaîne un doigt de la rangée du haut et le maintien de Majuscule sur des mots qu’aucun rythme ne laisse prévoir. Les accents se répartissent autrement que d’habitude, avec un ù isolé dans où, une lettre qui possède sa propre touche sur la disposition française et ne sert presque nulle part ailleurs, puis un û dans mûri et un ê dans mêlait, tous deux composés en deux frappes. Dix virgules découpent la description en tranches courtes. Le mot le plus long du passage, Jardin-du-Haut, aligne quatorze signes dont deux traits d’union.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Femme en robe bleue et chapeau dans un jardin d’été aux massifs fleuris, Camille Monet dans le jardin d’Argenteuil, Claude Monet, 1876.
Wikimedia Commons
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Statut du domaine public : l’auteur est mort en 1954, la protection a expiré. domaine public, Project Gutenberg

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