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Prose

Lettres de mon moulin, le bois de pins

Alphonse Daudet publié en 1869 405 caractères facile

C’est de là que je vous écris, ma porte grande ouverte, au bon soleil. Un joli bois de pins tout étincelant de lumière dégringole devant moi jusqu’au bas de la côte. A l’horizon, les Alpilles découpent leurs crêtes fines... Pas de bruit... A peine, de loin en loin, un son de fifre, un courlis dans les lavandes, un grelot de mules sur la route... Tout ce beau paysage provençal ne vit que par la lumière.

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À propos de ce texte

Les Alpilles forment une petite chaîne calcaire entre Arles et Salon-de-Provence. Daudet en fait l’horizon du moulin et mesure le silence par de rares bruits, un fifre ou un grelot de mule. Le recueil doit une part de son succès à ce genre de tableau court, facile à lire en journal. Il a d’abord paru dans L’Événement et dans Le Figaro. Le texte est libre sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteLa lettre est écrite porte ouverte, au soleil, et la description part du plus proche vers le plus lointain, du bois de pins jusqu’aux crêtes. Six phrases très courtes, dont trois se terminent par des points de suspension qui laissent le silence s’installer. Le texte suit la transcription de Project Gutenberg, qui présente une particularité que la copie doit respecter, les deux majuscules A imprimées sans accent en tête de phrase. Le dernier énoncé, plus large, ramène tout le paysage à une seule cause, la lumière.

Ce qui passe inaperçuL’édition imprime deux fois la préposition à en tête de phrase sous la forme A, sans accent grave, alors que l’adverbe là garde le sien à l’intérieur de la première phrase du passage. Source

Ce qu’il travailleDouze points pour soixante-quinze mots, et neuf d’entre eux servent à bâtir trois suspensions. Comme la disposition française place le point derrière la touche Majuscule, ces trois groupes valent neuf appuis combinés au lieu de trois frappes simples, ce qui fatigue vite un débutant. Les phrases durent douze mots et demi en moyenne, donc l’arrêt revient souvent et la reprise doit être nette. Les accents restent peu nombreux, huit sur une touche directe et deux composés, le ô de côte et le ê de crêtes. Les deux A sans accent obligent enfin à taper ce qui est écrit plutôt que ce que l’oreille attend. Une fois les suspensions mises de côté il ne reste presque rien, trois apostrophes et sept virgules dans tout le morceau. Le mot étincelant ouvre sur un accent aigu placé dès la première lettre.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Deux paysans debout tête baissée dans un champ au crépuscule, une fourche plantée et une brouette chargée, tableau de Jean-François Millet, 1857.
Wikimedia Commons
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Statut du domaine public : publié en 1869, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

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