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Théâtre

Cyrano de Bergerac, Non, merci

Edmond Rostand publié en 1897 404 caractères moyen

Non, merci. Dédier, comme tous il le font, Des vers aux financiers ? se changer en bouffon Dans l’espoir vil de voir, aux lèvres d’un ministre, Naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ? Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d’un crapaud ? Avoir un ventre usé par la marche ? une peau Qui plus vite, à l’endroit des genoux, devient sale ? Exécuter des tours de souplesse dorsale ?. . . Non, merci.

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À propos de ce texte

Cette tirade de l’acte deux répond à une proposition de protection faite au héros. Rostand y aligne les refus par la reprise de la formule Non, merci, qui scande tout le morceau. Le rôle a été écrit pour Constant Coquelin, acteur célèbre de la Comédie-Française passé au théâtre privé. La pièce est en cinq actes et compte plus de deux mille six cents vers. Le texte se lit sur Project Gutenberg.

D’où vient ce texteNeuf lignes de refus, encadrées par la même formule répétée trois fois, au premier vers, au cinquième et au dernier. Entre ces bornes, le personnage énumère ce qu’il ne fera pas, et chaque proposition se termine par une interrogation. Le passage est une réponse, mais celui à qui elle s’adresse n’y paraît jamais, si bien que la copie suit une seule voix du premier mot au dernier. La transcription rend les points de suspension par trois points séparés d’une espace, forme qu’on lit au huitième vers après le mot dorsale. Le point d’interrogation, lui, est chaque fois précédé d’une espace.

Ce qui passe inaperçuLa formule Non, merci revient trois fois en neuf lignes et occupe seule la dernière. Elle sert à la fois de refrain et de conclusion, si bien que le fragment se termine sur deux mots suivis d’un point. Source

Ce qu’il travailleOnze phrases pour soixante-quinze mots, soit moins de sept mots chacune, la moyenne la plus courte de tout ce lot français. La main repart donc sans arrêt, et presque toujours sur une capitale. Six points d’interrogation, chacun précédé d’une espace, et six points ordinaires qui, eux, réclament la touche Majuscule sur cette disposition, dont les trois qui composent la suspension du huitième vers. Treize virgules découpent l’intérieur des lignes en membres très brefs. Sept accents, six à touche unique et le î de Naître composé en deux temps. Aucun mot ne dépasse dix signes. Quatre apostrophes droites, dont deux dans le même mot répété aux troisième et cinquième vers.

Plus sur ce textePourquoi Cyrano se moque de son nez avant les autres

Le texte entier se lit à la source : Project Gutenberg

Vignette du texte Cyrano de Bergerac, Non, merci de Edmond Rostand, 1897
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Statut du domaine public : publié en 1897, il y a plus de 125 ans. domaine public, Project Gutenberg

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