Aller au contenu
Menu

Sciences

Traité de chimie, le choix du plan

Antoine Lavoisier publié en 1789 484 caractères difficile

J’ai pris, d’après ces réflexions, la résolution de réserver pour une troisième partie la description sommaire de tous les appareils & de toutes les opérations manuelles qui ont rapport à la Chimie élémentaire. J’ai préféré de placer ce traité particulier à la fin plutôt qu’au commencement de cet Ouvrage, parce qu’il m’auroit été impossible de n’y pas supposer des connoissances que les commençans ne peuvent avoir, & qu’ils ne peuvent acquérir que par la lecture de l’Ouvrage même.

Ou commencez simplement à taper.

Votre record
Série de jours
Temps écoulé
0
Mots par minute
0
Précision
100%

À propos de ce texte

Dans cette introduction, Lavoisier explique qu’il a réservé la troisième partie de son traité à la description des appareils et des opérations manuelles. Il justifie ce choix en disant qu’un débutant ne peut pas comprendre les instruments avant d’avoir suivi le raisonnement qui les emploie. Le traité est illustré de planches gravées par sa femme, Marie-Anne Paulze, qui traduisait aussi les chimistes anglais. L’édition de 1789 est disponible sur Wikisource.

D’où vient ce texteLes deux phrases s’ouvrent sur le même J’ai, et le chimiste y parle en son nom, comme dans toute l’introduction de cette troisième partie, où il rend compte de ses choix. La seconde phrase avance par négations empilées : impossible de ne pas y supposer des connaissances que les débutants ne peuvent avoir, et qu’ils ne peuvent acquérir que par la lecture. Trois ne se suivent dans le même membre de phrase, derrière un impossible qui nie déjà, et il faut les dénouer avant de saisir ce qui est affirmé. L’auteur s’explique ainsi sur le plan de son livre alors que celui-ci est déjà bien avancé.

Ce qui passe inaperçuTrois mots gardent une graphie que le français a depuis abandonnée : auroit là où l’on écrit aurait, connoissances pour connaissances, et commençans sans le t que porte aujourd’hui ce pluriel. Les trois sont dans la même phrase. Source

Ce qu’il travailleNeuf apostrophes pour soixante-dix-huit mots, dont deux ouvrent une phrase sur la même forme répétée, J’ai. La main gauche attaque donc deux fois de suite la même combinaison, majuscule puis apostrophe. Dix-huit lettres accentuées se prennent directement, treize é, deux è, deux à et une cédille ; deux autres passent par la touche morte, le ô de plutôt et le ê de même. L’esperluette remplace le mot et à deux reprises : sur un clavier français elle occupe la touche du 1 et s’obtient sans majuscule, contrairement au chiffre qu’elle partage. Connoissances aligne treize lettres et tombe dans le dernier tiers, quand la phrase est déjà lourde. Près d’un mot sur deux tient en trois lettres ou moins, ce qui multiplie les espaces au milieu de phrases interminables.

Sur notre blogApprendre la dactylographie, méthode et repères concrets

Le texte entier se lit à la source : Wikisource

Cascades tombant d’une gorge rocheuse sous un temple antique, chèvres et personnages au bord de l’eau, Les Cascatelles de Tivoli, Hubert Robert, 1768.
Wikimedia Commons
Publicité

Statut du domaine public : publié en 1789, il y a plus de 125 ans. domaine public, Wikisource

Publicité

Autres textes de cette catégorie